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Cahier week-end du Journal de Montréal du 15 juillet 2000
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Les DARAÎCHE "trippent"
country.
Les Daraîche sont aussi unis dans la vie que sur la scène.
Ces Gaspésiens d'origine habite dans le même quartier
(sauf Katia) et ne se lâchent pas. "J'ai des belles tomates
pour toi, Paul", dira Julie, alors que Dani demandera un chien
shiatsu miniature à son oncle, qui en fait l'élevage.
L'union fait la force, qu'on dit. C'est peut-être ce
qui a permis aux Daraîche de passer outre certains sarcasmes
et une forme de snobisme. Aujourd'hui, ils rient dans leur barbe de
voir que, devant la popularité du country, des artistes pop
se tournent vers cette musique: "Mais nous, on ne chante pas
avec nos costumes à franges et nos chapeaux de cow-boy..."
Pour les filles de la famille, c'est ça qui est kétaine.
Peur de rien
Avec l'été, Les Daraîche voient leur grosse
saison de spectacles debuter. Tous à bord de Cocotte
(une douzaine de personnes en fait), un autobus qui, paraît-il,
offre tout le confort possible, ils partent faire le tour des festivals.
C'est aussi dans leur Cocotte,qui, prétendent-ils, est
aussi trippante que la famille, que les Daraîche vont très
loin, chez les indiens, là où aucun artiste ne va, autant
en raison de la distance (plus de cent milles dans les bois) que par
crainte: "Nous ils nous aiment. Il ne nous est jamais rien arrivé
de fâcheux, au contraire; ils nous font des gros banquets. Ils
sont aussi trippeux que nous", raconte Paul.
À la défense du country
Inutile de dire avec qu'elle conviction les Daraîche
défendent le country. Julie dira: "La musique classique
a toujours été là le blues a toujours eu sa place,
c'est la même chose pour le country."
"Le country, ce sont nos racines. Tout l'monde a fait du country,
d'Elvis aux Beatles, en passant par Claude Dubois",
précise Paul.
Lorsqu'on
demande si cette musique n'a pas connu un creux de vague, Julie Daraîche
s'empresse de répondre: "Pour ma part, ça fait
31 ans cette année que je fait ce métier et je n'ai
jamais connu de creux."
Mais les chanteurs de country n'omt pas droit aux subventions pour
enregistrer des disques. Ce genre de musique n'est pas "couvert"
et on leur dit que le country, ca ne vend pas...
Heureusement, Les Daraîche, Julie et les autres, gagnent fort
bien leur vie. Cependant, la troisième génération
n'est pas encore assurée. En effet, si à quatre ans
et demi le fils de Katia est encore trop jeune pour le savoir, il
semble assuré que la fille de Dani, âgée de 15
ans, ne suivera pas les traces de la famille.
30 années de succès

Les Daraîche lançaient récemment une compilation
regroupant, en 20 chansons, 30 années de succès.
La famille a fait la première sélection de 30 chansons,
le producteur en a retenu 20. C'est ainsi que l'on retrouve, sur cette
album intitulé Les
Daraîche - 30 Ans de succès, des titres comme Prière
d'une mère et Jambalaya,
ainsi que deux nouvelles chansons: Quand
j'ai besoin (une version de When I Need You) et La
Marche pour le Saguenay.
Comme à leur habitude, Les Daraîche chantent les petits
bonheurs, les grandes tristesses, les rêves de départ,
les grands espaces et l'amour, bien évidemment.
Le mois prochain, la famille entrera en studio pour graver un album
de Noël regroupant dix classiques jamais endisqués par
elle et cinq chansons originales. Un coffret double que les fans voudront
tous se procurer.
Puis le temps venu, la famille ira donner des spectacles dans une
quarantaine d'églises.
Après 30 années de carrière et plus d'un million
de disques vendus, Les Daraîche sont plus présents que
jamais dans le paysage country québécois.

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